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jeudi 27 mai 2010

trois jours avant

Au détour d'un moment calme :

- maman, est-ce que ma maman du vietnam qui m'a eu dans son ventre elle était trop pauvre pour me garder ?

- oui, je crois que c'est ça.

- est-ce que tu connais son nom ?

- non, je ne le connais pas

- moi, je t'aime fort comme maman...

glurp

... et moi je t'aime fort ma fille questionneuse...







mardi 19 janvier 2010

Intransigeance bureaucratique

Oui, on va rapatrier les 130 enfants pour lesquels la procédure était terminée. Mais il y' en a des centaines d'autres pour lesquels la procédure est un peu moins avancée. Ils sont adoptables, ils sont attendus par des familles françaises.

Moushette le dit très bien, ainsi que le collectif : la France est tombée dans son grand travers paperassique, celui qui veut qu'on préfère avoir un dossier complet, quitte à ne pas comprendre que celui-ci est sans doute sous des tonnes de gravats, plutôt que de prendre les mesures sanitaires d'urgence, demandées par les directrices de crèche sur place, pour rapatrier des enfants.
Les américains, les canadiens, les luxembourgeois et d'autres l'ont compris, le rapatriement est en cours. Chez nous, on préfère ne pas prendre le moindre risque, quitte justement à prendre le risque que ces enfants meurent de faim, d'épidémie...

Je m'étais dit que j'allais revenir au sujet initial de ce blog, mais là je ne peux pas, je suis trop révoltée par ce qui se passe.

Je vois sur les forums des messages qui donnent envie de hurler, dans lesquels par exemple une maman qui a un enfant là-bas, avec une procédure plutôt vers le début, téléphone au ministère des Affaires Etrangères et s'entend dire qu'elle ne doit pas avoir beaucoup d'espoir et qu'elle ferait mieux de se tourner vers un autre pays.

Comme c'est mal connaître l'adoption que de dire ça ! Dès que l'enfant vous est attribué, il devient le votre dans les tripes, dire ça revient à demander à cette mère que cet enfant soit abandonné une deuxième fois !

Il y'aura une manif samedi à 15h devant le Quai d'Orsay. Le collectif a aussi créé un blog.

samedi 16 janvier 2010

Dans l'intérêt supérieur de l'enfant...

... on préfère le laisser à Haïti !


Co
mmuniqué du ministère des affaires étrangères aujourd'hui :

"la situation terrible dans laquelle se trouvent en particulier les enfants haïtiens est prise en considération depuis le début de la crise et des opérations de secours. Le service de l’adoption internationale du ministère des Affaires étrangères et européennes est pleinement mobilisé et a notamment affecté plusieurs agents au centre de crise.

Contrairement aux informations relayées par certains médias, le rapatriement de l’ensemble des mineurs haïtiens pour lesquels une procédure d’adoption a été engagée par des candidats français n’est pas envisagé.

Dès que la situation le permettra et en accord avec les autorités haïtiennes, le service de l’adoption internationale, soucieux de parvenir à des solutions juridiquement, humainement et matériellement appropriées, en relation avec les associations et les familles, procédera à un examen attentif de l’ensemble des demandes, en fonction de leur état d’avancement et de l’intérêt supérieur de l’enfant.

La priorité absolue est aujourd’hui accordée à l’urgence des secours."


En clair, on va attendre des mois que ces enfants crèvent dans la rue en "procédant à un examen attentif...". Quand aux américains et aux hollandais, ils sont déjà en train de procéder au rapatriement des enfants en cours d'adoption dans leur pays. Aaaargghh !

Il faut se mobiliser, encore et encore, en signant cette pétition par exemple.

Mise à jour 17 au soir : ça a l'air de bouger un peu du côté des affaires étrangères. Le communiqué d'aujourd'hui est plus, disons, optimiste.

Continuons la mobilisation, il faut qu'ils voient qu'on ne lâchera pas...

Voilà comment ces enfants vivent en ce moment :

http://www.m6replay.fr/#/info/66-minutes/7086

Regardez le reportage à la 50ème minute.


vendredi 15 janvier 2010

Adoptants en Haïti

Une fois n'est pas coutume, je vais prendre ma casquette d'adoptante aujourd'hui.

Le séisme en Haïti a touché durement les crèches haïtiennes (c'est comme ça qu'on appele les orphelinats sur place), comme le reste des habitations bien sûr. Du coup, les parents d'enfants qui sont en cours d'adoption dans ce pays (environ 700 adoptions par des familles françaises en Haïti l'année dernière) sont désespérés.
Certains viennent d'apprendre, après 3 jours d'angoisse, que leur enfant est décédé. Certains, que je connais attendent encore de savoir, ils sont dans cette terrible incertitude. Certains savent qu'il est vivant, mais qu'il campe avec ses petits copains d'infortune devant leur crèche détruite et que la nourriture, l'eau, commencent à manquer cruellement.

La crêche Notre Dame de la Nativité est la plus touchée. Des dons directs sont possibles ici.

La procédure d'adoption en Haiti dure en général de 1 à 2 ans. Que vont devenir ces enfants, alors que le ministère de la justice est détruit, qu'on peut penser que tous les précieux dossiers d'adoption sont perdus ?

Alors, les adoptants se mobilisent, ils font des listes, des pétitions, des forums, des courriers, ils réunissent de l'aide. Ils veulent que les enfants en cours de procédure soient rapatriés en France. Les autorités sont beaucoup plus, disons... prudentes...très prudentes...

Ma manière à moi de les aider aujourd'hui est d'essayer de regrouper les liens dont je dispose sur cette page publique :

- forum qui regroupe les informations et les actions en cours ou à venir :
http://fr.groups.yahoo.com/group/haiticollectif/

- un autre blog : http://rapatriement-haiti.over-blog.com/article-projet-de-plateforme-42991324.html

- le blog d'une maman qui regroupe des informations sur les crèches : http://celine-steph.blogspot.com/

- un article du monde, qui recense tout très bien

- une pétition

Voilà...

mardi 5 mai 2009

un week-end "coeur"

Dans une école, une dizaine d'enfants (une bonne vingtaine le jour J), autant d'adultes, du soleil, des apéros, un brin d'aillet, des discussions passionnées (il s'agissait des AG de deux associations, Coeur Adoption et Coeur Vietnam), des photographes (dont un excellent), une soirée pyjama entre filles... Le pied !


euh, faut pas m'embêter, moi, quand je prends l'apéro !



Ah, là ça va mieux....

Maude s'est éclatée aussi, je ne l'avais jamais vu jouer autant, environ 12heures de suite le vendredi et le samedi, sans sieste bien sûr, sans un arrêt, infatigable.



Les enfants jouaient à se poursuivre dans la cour, à faire des attelages, complètement improbables


(j'ai pris soin de mettre des photos sur lesquelles on ne reconnaît pas les enfants. Néanmoins, si un parent souhaite que j'enlève une des photos, qu'il n'hésite pas à me le dire)

Maude poussant les objets roulants plus ou moins identifiés passant par là. Elle a même réussi à se faire la première bosse de sa vie, elle a dû avoir une belle frayeur ma louloute. C'était le soir, il faisait presque nuit dans la cour, elle s'est retrouvée basculée sur le côté de son fauteuil, incapable de se redresser, la main coincée sur la manette et elle a foncé dans le mur ! Je n'étais pas loin, j'ai à peine vu, je pense que le bas du fauteuil a tapé en premier et que sa tête a fait rebond si je puis dire. En tout cas, j'en entends encore parler de cette bosse, qui était à peine visible d'ailleurs !

samedi 7 mars 2009

la p'tite famille

Actuellement, Maude est très travaillée par le fait d'avoir "un nouveau bébé", à savoir un petit frère ou une petite soeur. Je ne sais pas trop pourquoi ça vient maintenant, les cas que nous avons dans notre entourage sont des cas d'adoptantes qui ne se voient pas, sans doute pas avant plusieurs années vu le paysage actuel de l'adoption malheureusement.

L'autre jour, on discutait de tout çà et il est ressorti que Maude voudrait, je vous le met dans l'ordre qu'elle a dit :

- un chat
- un chien
- un papa
- un bébé frère
- un bébé soeur

Vous remarquerez l'ordre des priorités, qui me laisse un peu de marge !

Je rigole, mais je rigole beaucoup moins les jours où, lors d'un dîner ou d'une conversation, Maude me demande un papa, qu'elle se met à sangloter parce qu'elle n'en a pas, elle est vraiment très triste dans ces cas là. L'autre jour, elle m'en a parlé au dîner, je pense qu'elle avait eu des remarques à l'école à ce sujet, style "toi t'as pas de papa et moi j'en ai un, nananananère...".

Alors, j'ai le coeur serré en lui disant qu'elle est née d'un papa et d'une maman au Vietnam (ben oui, il faut que je la ramène à cette réalité là sinon j'ai peur qu'elle se prenne pour une extra-terrestre), que je suis allée la chercher là-bas, que pour le moment elle n'a pas de papa, mais que si je trouve un amoureux alors elle aura un papa. Dans ces cas là, elle me répond toujours qu'elle veut un papa tout de suite, allez, on y va maman ! Et je ne peux que la prendre dans mes bras pour la consoler, que faire d'autre pour le moment ?

Quand au "bébé frère ou bébé soeur", j'ai essayé de lui expliquer que c'est compliqué et long d'aller chercher un autre enfant, mais je vois bien que ça la dépasse pour le moment. Et puis, comment lui expliquer que je suis maintenant trop vieille pour en avoir un avec un papa ?
De plus, même avant le handicap de Maude, je m'étais dit que je n'aurai qu'un enfant, j'ai quand même eu Maude à 45 ans, je ne me voyais pas avoir un deuxième beaucoup plus tard. Maintenant, il y'a le handicap de ma fillotte qui rend les choses plus lourdes, me lancer dans un agrément, dans des dossiers d'adoption, dans tous les soucis, les attentes, les stress que ça implique, je ne me vois pas, surtout que les voies pour adopter sont très très étroites en ce moment.

Voilà pourquoi je pense que nous allons rester cette petite famille, bien que je ne perde pas l'idée du papa pour Maude, quand même !

Allez, une petite photo pour la route !




jeudi 5 février 2009

les grandes questions

merci à tous pour vos messages et appels suite à mon dernier post. Vous vous demandez quoi faire, mais le fait de me dire que vous êtes là, c'est déjà énorme !

Ces derniers jours, nous avons abordé les grandes questions avec Maude, on pourrait même dire LA grande question, comment on fait les bébés ? Je me suis retrouvée à raconter la p'tite graine lors d'un trajet en voiture pour aller au manège ! Et ça lui fait mal au papa quand il met la graine ? Euh, non... Et à la maman ? Ben, non plus... :o)))

Quelques jours plus tard, à l'occasion de la lecture de "Mon bébé du bout du monde" qui raconte une histoire d'adoption très réaliste nous avons rediscuté de tout ça : je suis allée chercher Maude au Vietnam, elle était dans la maison des enfants, la dame qui l'avait eue dans son ventre l'avait emmennée dans cette maison (elle ne m'a pas encore demandé pourquoi cette dame a fait ça, ouf....) puis je suis allée la chercher là-bas et je suis devenue sa maman. "Et alors, je suis allée dans ton ventre ?" m'a demandé Maude avec son inébranlable logique enfantine...


Puis : "moi quand j'étais tout petit bébé dans la maison des enfants, je "pieurais" parce que j'avais pas de maman"... J'avais beau avoir déjà entendu cette étape racontée par d'autres parents adoptifs, ça m'a fait un sacré effet de l'avoir en direct...

Je sens que Maude absorbe les choses petit à petit, elles se mettent en place à son rythme. Et moi, je pense à son destin, si tant est que je puisse employer ce mot : née d'une demoiselle aventure ou née d'une famille qui avait déjà des enfants ayant cette maladie ? En un mot, abandonnée à cause de sa maladie ou pas ? Je me pose souvent cette question, dure. De toute façon, cette maman a fait ce qui lui semblait bien à ce moment là et le meilleur choix pour Maude, sans aucun doute.

En tout cas, elle fait toujours de bien beaux bonhommes, ma fille, ils prennent toute la page et sont très colorés, ils me plaisent bien...

mercredi 3 décembre 2008

l'adoption cette aventure...

une de mes copines adoptante, fidèle lectrice et commentatrice de ce blog, a appris dimanche soir qu'elle est maintenant maman d'une petite fille de 4 mois, qui se trouve actuellement dans le même orphelinat que Maude il y'a un peu plus de trois ans. J'ai lu son message si émouvant et tout m'est revenu, un flot de souvenirs qui m'a laissé éveillée jusqu'à point d'heure.

Cette fois, il s'agissait de la "remise officielle", c'est à dire du moment précis où je suis devenue la maman de Maude, officiellement pour les autorités vietnamiennes et concrètement pour moi.

J'étais à Hanoï depuis une semaine et j'attendais ce fameux jour de la remise officielle pour aller chercher Maude à Bac Kan, à trois heures de route environ. Autant dire que j'appelais l'interprète qui s'occupait de mon adoption tous les jours, attendant fébrilement qu'il me dise "c'est demain", et que cette semaine m'avait parue fort longue... Heureusement que la solidarité entre adoptants était forte, nous étions toujours tout un groupe à nous soutenir mutuellement.

Puis ce fameux jour est arrivé, il m'appelle un soir assez tard, on va à Bac Kan demain, 12 août 2005. Ok, je suis prête devant l'hôtel à l'heure dite, tôt dans la matinée. On fait une bonne heure de route, sortie d'Hanoï, on commence à rouler dans les rizières et là, le mari de la directrice de l'orphelinat, qui était dans la voiture, annonce que flûte de zut, il a oublié d'acheter des médicaments pour sa femme ! Demi-tour, on repart à Hanoï pour aller à la pharmacie ! Autant dire que j'étais dans un état...

Nous voici donc à nouveau sur la route cette fois avec presque deux heures de retard sur l'horaire prévu au départ. Voilà quelques photos prises sur cette même route lors de mon premier voyage, en mai :


On fait quand même un arrêt rapide pour manger un pho dans un petit routier local. Puis on attaque la route montagneuse, celle qui finit par mener à Bac Kan, pas loin de la frontière chinoise. Bac Kan signifie de manière un peu péjorative en vietnamien, "le trou du cul du monde" d'après un de mes cousins qui a vécu dix ans dans le coin...

On arrive là-bas avec une bonne heure de retard, toutes les nounous nous attendaient à la porte de l'orphelinat avec la directrice, l'une d'entre elles portait Maude dans ses bras. Maude était vêtue de sa petite tenue jaune, celle qu'on m'avait demandé de lui acheter lors de mon premier voyage sur place, 3 mois plus tôt. La voilà, je l'ai gardée dans sa "boite d'adoption", comme elle paraît petite !!!



On me met Maude dans les bras, celà fait déjà un bon moment que je suis comme en pilote automatique, je ne ressens pas grand chose à ce moment là. Puis l'interprète me dit que c'est le moment de donner les cadeaux pour les nounous, et je réalise à ce moment là, qu'ayant Maude dans les bras, je suis incapable d'aller fouiller dans la voiture pour chercher mon sac ! C'est le moment précis ou j'ai compris que ma liberté chérie, celle que je connaissais avant, venait de me filer entre les doigts, c'est drôle mais c'est vraiment cette impression là que j'ai eue en premier.

Après, on remonte dans la voiture, je suis choquée car les nounous ont eu moins de 30 secondes pour faire leurs adieux à Maude, il y'en a une qui pleure mais vu le retard qu'on avait il fallait qu'on file au comité populaire pour la cérémonie de remise officielle. On y est deux minutes plus tard, grand bâtiment officiel avec drapeaux rouges. On se retrouve nous et deux familles d'italiens dans une grande salle officielle :



C'est le moment que Maude choisit pour se mettre à pleurer un peu, puis gigoter, puis vomir tout son dernier bib sur ma jupe en soie sortie pour l'occasion ! D'où la grande tâche que l'on voit bien sur les photos, très joli n'est-ce pas ?





Il faut se taper quelques discours (en vietnamien, avec traduction simultanée en italien et en français...), puis faire soi-même un petit discours de remerciements, et signer tout un tas de papiers. A un moment, Maude s'est mise à chouiner un peu, elle en avait marre et j'ai pensé qu'il lui fallait une tétine (je savais qu'elle avait l'habitude d'en avoir une à l'orphelinat). L'interprête me dit, mais non, elle n'en a pas besoin et moi, mais si, pourriez-vous l'attraper dans mon sac s'il vous plait, j'étais sure de moi sur ce coup-là, c'était quand même mon premier instinct de mère, non mais !

On reprend finalement la route d'Hanoï après une bonne heure de cérémonie. Maude est sur mes genoux et je prends enfin le temps de la regarder à loisir, de lui parler tout bas (je n'avais pas envie que l'interprète m'entende), de lui dire que je suis sa maman, que je l'emmène dans notre maison... Et là, elle me regarde droit dans les yeux, ses yeux sont rieurs, elle gazouille un areuh de bonheur, comme si elle savait tout, comme si elle avait tout compris, alors que je culpabilisait deux minutes avant de l'arracher si brusquement à son quotidien. J'appelle mon père dès que le réseau passe sur mon portable, papa ça y'est, elle est avec moi, je suis maman... La vraie émotion est là !

La suite du voyage consiste à apprendre comment faire un biberon d'une main dans une voiture en mouvement puis à changer une couche (ma première) dans cette même voiture arrêtée en pleine campagne sous une pluie battante, la nuit, quand trois vietnamiens vous attendent...

Puis, une semaine plus tard, après quelques périgrinations pour obtenir visa et billet d'avion, quelques jours de baby-blues (eh oui, y'a pas de raison !) c'est le départ pour Paris et vers notre nouvelle vie ...



et encore dix jours plus tard, voilà ma pucette découvrant tant de nouvelles choses lors d'une réunion de famille (50 personnes d'un coup !)




Elle a 4 mois et tant d'intelligence dans les yeux, j'adore cette photo, merci Marie-Pierre !

vendredi 26 septembre 2008

pas d'école aujourd'hui

Maude était patraque hier, un peu de fièvre, un léger encombrement et une grande insistance : maman, chui fatiguée, veux pas aller à l'école demain (je ne peux pas vous reproduire le ton, style "grande scène du IV"). Bref, vu que j'étais pas bien brillante moi non plus avec un gros rhube, ben on est restées à la maison tranquilles aujourd'hui. J'ai travaillé un peu quand même (eh oui, conscience professionnelle + ordinateur branché direct sur celui du boulot = à la maison comme au bureau !) mais entre les demandes pour aller sur le pot, les feutres à ouvrir puis fermer, les poupées à habiller et j'en passe, j'ai pas été d'une efficacité top top...
En fin de journée, j'ai quand même fait venir CM à la maison histoire de faire des courses, non mais ! Rien de tel que l'achat d'un joli p'tit haut et du sac à main dont je rêvais depuis quelques semaines pour redonner la pêche...

Au programme ce week-end : déjeuner chez des amis adoptants rencontrés à Hanoï, avec un autre couple d'adoptants rencontrés là-bas aussi : oui, le monde de l'adoption est étonnant, c'est un réseau d'amitiés fortes qui peuvent se créer en quelques jours, même si par la suite on ne se voit que deux ou trois fois par an.
Ensuite, on file à Disneyland et je dépose Maude qui va y passer la fin du samedi et le dimanche avec les copains nantais et Thimotée. Je n'ai pas trop sû comment lui expliquer de quoi il s'agit, surtout qu'elle ne connaît pas les personnages de Disney, à part Mickey et Bambi je crois... Pour le moment, elle n'est pas très chaude pour y aller, en fait elle n'aime pas du tout me quitter en ce moment, toujours pleins de câlins et de bisoux quand je pars de l'école le matin ou quand je sors le soir, elle est assez travaillée par l'entrée à l'école et le fait de grandir : elle en a à la fois très envie et pas du tout.
Et pour moi, samedi soir à Paris avec mon frérot de Montpellier, un genre ciné-resto entre parents sans enfants, bref le pied !

vendredi 4 avril 2008

la maman de Maude

Mademoiselle aventure, nouvelle chanson de Cabrel, est l'histoire de la maman de Maude, celle qui l'a portée dans son ventre. Attention amis adoptants, mouchoirs nécessaires ! Pour les autres, je ne sais pas, vous me direz...

Il chante en 4 minutes tout ce que je pense, vis, ressens par rapport à cette femme-si-loin. Nous sommes tellement connectées, elle et moi, la maman d'ici et celle de là-bas, j'en pleure encore en l'écrivant... Je suis d'autant plus émue en écoutant cette chanson que Cabrel a adopté dans le même orphelinat que moi, juste quelques semaines avant...

Voilà Maude dans mes bras depuis quelques minutes, le 23 mai 2005, elle a un mois, m'a regardée quelques instants puis s'est endormie tranquillement.