Maude était patraque hier, un peu de fièvre, un léger encombrement et une grande insistance : maman, chui fatiguée, veux pas aller à l'école demain (je ne peux pas vous reproduire le ton, style "grande scène du IV"). Bref, vu que j'étais pas bien brillante moi non plus avec un gros rhube, ben on est restées à la maison tranquilles aujourd'hui. J'ai travaillé un peu quand même (eh oui, conscience professionnelle + ordinateur branché direct sur celui du boulot = à la maison comme au bureau !) mais entre les demandes pour aller sur le pot, les feutres à ouvrir puis fermer, les poupées à habiller et j'en passe, j'ai pas été d'une efficacité top top...
En fin de journée, j'ai quand même fait venir CM à la maison histoire de faire des courses, non mais ! Rien de tel que l'achat d'un joli p'tit haut et du sac à main dont je rêvais depuis quelques semaines pour redonner la pêche...
Au programme ce week-end : déjeuner chez des amis adoptants rencontrés à Hanoï, avec un autre couple d'adoptants rencontrés là-bas aussi : oui, le monde de l'adoption est étonnant, c'est un réseau d'amitiés fortes qui peuvent se créer en quelques jours, même si par la suite on ne se voit que deux ou trois fois par an.
Ensuite, on file à Disneyland et je dépose Maude qui va y passer la fin du samedi et le dimanche avec les copains nantais et Thimotée. Je n'ai pas trop sû comment lui expliquer de quoi il s'agit, surtout qu'elle ne connaît pas les personnages de Disney, à part Mickey et Bambi je crois... Pour le moment, elle n'est pas très chaude pour y aller, en fait elle n'aime pas du tout me quitter en ce moment, toujours pleins de câlins et de bisoux quand je pars de l'école le matin ou quand je sors le soir, elle est assez travaillée par l'entrée à l'école et le fait de grandir : elle en a à la fois très envie et pas du tout.
Et pour moi, samedi soir à Paris avec mon frérot de Montpellier, un genre ciné-resto entre parents sans enfants, bref le pied !
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vendredi 26 septembre 2008
samedi 8 mars 2008
tord boyaux
tout à l'heure, nous sommes allées faire un petit tour avec Maude dans son fauteuil. Il a d'abord fallu que je répare la fixation de la manette de commande du fauteuil, qui ne tient plus bien. Evidemment, c'est un genre de vis complètement exotique, ce qui fait que je n'ai pas de quoi resserrer le truc moi-même à la maison. Donc, j'ai fait une réparation de fortune (du scotch, non, vous n'aurez même pas une photo tellement c'est moche !).
On est parties en balade, nous avons croisé la gardienne en bas de l'immeuble, je lui ai montré à nouveau qu'il y'a toujours une voiture garée sur l'accès pompier, ce qui nous empêche de passer sur la route pour aller vers la droite. Elle m'a affirmé qu'elle avait mis une affiche pour informer les voisins, c'est bizarre, je l'ai jamais vue cette affiche, moi ! Bon, elle m'a dit qu'elle en remettrait une, en couleur cette fois, j'attends de voir ! Résultat donc, on ne peut pour le moment que tourner à gauche en sortant de la maison, faudra que je m'en souvienne en allant voter demain !
Au bout de quelques mètres, Maude a montré des signes de fatigue, sa position dans le fauteuil n'était pas très bonne et elle avait du mal à pousser sur sa commande. Et là, ça a recommencé, j'ai senti le mal de ventre monter. Les fois d'avant, j'avais insisté auprès de Maude, énervée, en lui disant qu'il fallait qu'elle avance si elle voulait qu'on se promène un peu. Maude restait muette, ne voulant pas me dire qu'elle n'y arrivait pas. En fait, c'est moi qui ne voulais pas accepter ce que j'ai enfin vu aujourd'hui : non, je ne peux pas aller me promener bêtement en tenant ma fille par la main, comme cette maman que j'ai vu sortir de l'immeuble en même temps que moi avec ces deux gamins, un qui avait sa trottinette et l'autre son vélo. Elle nous a dépassées, moi attendant que Maude avance et j'ai eu mal, mal au ventre de colère, de jalousie, d'injustice. Merde quoi, il faut bien réaliser que je n'aurai jamais un enfant qui marche !!! A chaque fois que je vois une petite fille à peu près de l'âge de Maude, je la regarde, elle et sa maman, avec envie. Elles ne se doutent même pas du cadeau que c'est de faire ce simple acte de marcher ! Franchement, il y'a des jours où c'est usant, saoulant, frustrant, dur, dur.
On est parties en balade, nous avons croisé la gardienne en bas de l'immeuble, je lui ai montré à nouveau qu'il y'a toujours une voiture garée sur l'accès pompier, ce qui nous empêche de passer sur la route pour aller vers la droite. Elle m'a affirmé qu'elle avait mis une affiche pour informer les voisins, c'est bizarre, je l'ai jamais vue cette affiche, moi ! Bon, elle m'a dit qu'elle en remettrait une, en couleur cette fois, j'attends de voir ! Résultat donc, on ne peut pour le moment que tourner à gauche en sortant de la maison, faudra que je m'en souvienne en allant voter demain !
Au bout de quelques mètres, Maude a montré des signes de fatigue, sa position dans le fauteuil n'était pas très bonne et elle avait du mal à pousser sur sa commande. Et là, ça a recommencé, j'ai senti le mal de ventre monter. Les fois d'avant, j'avais insisté auprès de Maude, énervée, en lui disant qu'il fallait qu'elle avance si elle voulait qu'on se promène un peu. Maude restait muette, ne voulant pas me dire qu'elle n'y arrivait pas. En fait, c'est moi qui ne voulais pas accepter ce que j'ai enfin vu aujourd'hui : non, je ne peux pas aller me promener bêtement en tenant ma fille par la main, comme cette maman que j'ai vu sortir de l'immeuble en même temps que moi avec ces deux gamins, un qui avait sa trottinette et l'autre son vélo. Elle nous a dépassées, moi attendant que Maude avance et j'ai eu mal, mal au ventre de colère, de jalousie, d'injustice. Merde quoi, il faut bien réaliser que je n'aurai jamais un enfant qui marche !!! A chaque fois que je vois une petite fille à peu près de l'âge de Maude, je la regarde, elle et sa maman, avec envie. Elles ne se doutent même pas du cadeau que c'est de faire ce simple acte de marcher ! Franchement, il y'a des jours où c'est usant, saoulant, frustrant, dur, dur.
mercredi 9 janvier 2008
"k'est c'est ça maman ?"
merci pour vos messages et encouragements, je vais un peu mieux, la reprise du boulot a été salutaire. Mais je sais que je suis toujours à fleur de peau, l'énervement et le stress sont là.
Je ne sais pas si c'est l'arrivée du fauteuil il y'a un mois maintenant ou la ventilation (toujours à peu près 2 heures par soir, elle ne tient pas plus pour le moment), mais Maude a une pêche d'enfer en ce moment. Elle est vive, bavarde (mais alors, c'est peu de le dire et la répétition 5 à 10 fois d'une même question, ça demande une patience...), d'une curiosité sans bornes ("k'est c'est ça maman ?" est la phrase que j'entends le plus), active, plus remuante même d'après la personne qui la garde en fin de journée.
En tout cas, si vous ajoutez la découverte d'un peu d'autonomie grâce au fauteuil, l'envie d'indépendance qui en découle et l'âge des deux ans et demi (vous savez, c'est celui du petit tyran, qui donne des ordres tout le temps, qui veut ci, qui veut ça), je peux vous dire qu'il n'y'a pas de quoi s'ennuyer !
Je ne sais pas si c'est l'arrivée du fauteuil il y'a un mois maintenant ou la ventilation (toujours à peu près 2 heures par soir, elle ne tient pas plus pour le moment), mais Maude a une pêche d'enfer en ce moment. Elle est vive, bavarde (mais alors, c'est peu de le dire et la répétition 5 à 10 fois d'une même question, ça demande une patience...), d'une curiosité sans bornes ("k'est c'est ça maman ?" est la phrase que j'entends le plus), active, plus remuante même d'après la personne qui la garde en fin de journée.
En tout cas, si vous ajoutez la découverte d'un peu d'autonomie grâce au fauteuil, l'envie d'indépendance qui en découle et l'âge des deux ans et demi (vous savez, c'est celui du petit tyran, qui donne des ordres tout le temps, qui veut ci, qui veut ça), je peux vous dire qu'il n'y'a pas de quoi s'ennuyer !
dimanche 6 janvier 2008
bas
ce soir, mon moral est au plus bas. Je me sens piégée : j'aime Maude mais je ne peux/veux pas vivre avec ce handicap. Je n'avais pas choisi cette vie là, moi ! Je me sens révoltée, en colère, presque humiliée. Comment faire ? La mettre dans une institution ? Supporter une vie qui ne me plaît pas ? Je vous choque sûrement mais c'est mon état du moment, et ma Maudinette le sens passer, je suis dure avec elle. J'avais dit au début de ce blog qu'il me servirait à évacuer, c'est le cas aujourd'hui. Heureusement que je retourne bosser demain, ça va me changer les idées.
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